 |
| |
de André De Toth
traduit de l'américain par Michelle de Toth et Jean-Pierre Coursodon
Institut Lumière / Actes Sud
ISBN 2-7427-1648-3
1998 - 582 pages - 27,44 Euros
Réf. 000001
Commander
"Ce livre n'est ni un auto-panégyrique, ni une apologie ; il ne se propose pas d'accumuler les noms des gens célèbres que l'auteur a connus. Il n'est pas non plus un document historique, bien que les événements soient vrais et les indications géographiques correctes. Je voudrais que ce livre soit votre guide à travers une époque révolue. Des fragments, des images, des portraits dans un miroir brisé. J'ai voulu présenter les personnes réelles masquées par leur façade, non pas les fantômes créés par la légende. Juste quelques étapes de mon chemin.
J'espère que vous aimerez le lire, autant que j'ai aimé le vivre.
Don't be careful, have fun ! (Soyez audacieux, amusez-vous !) " (extrait)
André de Toth, le dernier borgne d'Hollywood, est né en 1906 (?) en Hongrie. En 1939, il signe cinq films, tourne l'invasion nazie en Pologne puis file aux États-Unis où il réalisera des westerns avec Kirk Douglas (La Rivière de nos amours), Randolph Scott (six films) et Robert Ryan (La Chevauchée des bannis, aussi personnel et original que Johnny Guitare), deux classiques du film noir (Crime Wave avec Sterling Hayden et Pitfall avec Dick Powell), un film en relief (et l'un des plus célèbres : L'Homme au masque de cire), et le radical et âpre Play Dirty, l'un des films préférés de Martin Scorsese, tourné en 1968 dans le désert d'Almeria.
De Toth a tout fait, mené grande vie à Hollywood et à Cinecittà, travaillé pour les grands studios et pour les producteurs indépendants, sans jamais perdre de son tempérament de feu. Comme l'on pouvait s'y attendre venant d'un tel personnage, Fragments n'est pas une autobiographie comme les autres. Plutôt la traduction littéraire d'une existence singulière. Dans ses dédicaces, de Toth n'omet pas ses "dix-neuf enfants et leurs mères, où qu'ils soient ", ni ses sept épouses, et salue le " frère aîné de ma mère, un vrai fils de pute. Il me donna l'exemple de ce qu'il ne fallait pas devenir. Je lui en suis reconnaissant. " Il rappelle ce qu'il doit aux Korda et remercie Harry Cohn, le mogul de la Columbia, qui ne l'a pas viré après un dépassement de sept jours sur un tournage de... sept jours, ainsi que Jack Warner pour " avoir laissé un borgne réaliser un film en relief " : " Eh quoi, Beethoven n'était-il pas sourd ? " répond-il quand on s'en étonne.
Après Une vie dans le cinéma, de Michael Powell qu'elle rejoint en ampleur et en originalité, une nouvelle autobiographie d'un grand cinéaste est enfin publiée en français ".
|
|