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de Eric Poindron
Institut Lumière / Actes Sud
ISBN 2-7427-0345-4
1995 - 409 pages - 28,20 Euros
Réf. 000007
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La mythologie au cinéma n'existe pas. Pour moi, c'est seulement le début d'une histoire, ensuite je développe comme je veux... Les mythes se lisent. Le cinéma, c'est la tempête sur grand écran. L'histoire que je raconte n'a pas d'intérêt. Ce qui compte c'est ce que tu vois sur l'écran : un vrai navire de plus de dix mètres dans l'océan déchaîné. (...)
Pour moi, le scénario suprême reste L'Odyssée. Un héros doit revenir à la case départ, son destin est semé d'embûches, il doit se débarasser de ses adversaires et revenir. Nous fonctionnons tous avec des émotions primaires, amour, dégoût, haine, peur, trahison... Je me contente d'exploiter et de mettre en scène ces émotions de la façon la plus simple possible. Inutile d'insister ou de chercher à me faire dévier de mon propos initial. Pour moi le cinéma se résume en une simple image qui doit te frapper comme un coup de massue à la tête. Le reste est secondaire : acteurs, dialogue, situation... Tu dois rester ébloui par l'image!"(extrait)
Né en 1909, réalisateur de Théodora, impératrice de Byzance, L'Aigle noir, Beatrice Cenci, Ricardo Freda est l'un des plus grands auteurs de la seconde moitié du siècle, l'un des plus prolifiques, l'un de ceux pour qui le cinéma est toujours resté affaire de rêve, de mystère, d'aventure. Son style, en opposition complète (et convaincue) au néo-réalisme, trace les limites d'une autre histoire du cinéma italien et porte toutes les réminiscences de l'âge d'or du cinéma poulaire. Parsemée de films de genre (cape et épée, biographie historique, adaptation littéraire, mélodrame, suspense), son oeuvre apporte une pierre supplémentaire à l'édification d'une contre-histoire du cinéma. Avec légéreté et audace, comme en témoigne ce livre : Ricardo Freda, jeune homme de quatre-vingts ans, est une personnalité unique, un libre penseur qui tient à garder, de ses illusions, le goût et le sens.
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